Douleur à l’avant du genou : syndrome fémoro-patellaire

La douleur à l’avant du genou est un motif de consultation très fréquent, aussi bien chez les sportifs que chez les personnes actives au quotidien.
Elle peut devenir particulièrement handicapante lorsqu’elle s’installe dans la durée.

Des sportifs de haut niveau comme Rafael Nadal ont longtemps souffert de douleurs antérieures du genou, mettant en lumière une pathologie souvent méconnue du grand public : le syndrome fémoro-patellaire.

Qu’est-ce que le syndrome fémoro-patellaire ?

Le syndrome fémoro-patellaire correspond à une douleur localisée à l’avant du genou, autour ou derrière la rotule. Cette douleur apparaît lorsque le glissement de la rotule sur le fémur devient douloureux.

Il s’agit d’un trouble fonctionnel, souvent lié à un déséquilibre musculaire ou mécanique.
Sans prise en charge adaptée, cette douleur du genou peut devenir chronique et limiter fortement les activités quotidiennes.

Quels sont les symptômes typiques du syndrome fémoro-patellaire ?

Les symptômes les plus fréquemment rapportés sont :

  • douleur à l’avant du genou ou derrière la rotule,
  • gêne lors de la montée ou de la descente des escaliers,
  • douleur en position assise prolongée (cinéma, voiture, bureau),
  • douleur à la course, aux squats ou lors des sauts.

Ces douleurs évoluent souvent progressivement. Sans traitement, elles peuvent s’installer durablement et limiter la pratique sportive ou les gestes du quotidien.

Pourquoi le syndrome fémoro-patellaire touche aussi les sportifs ?

Chez les sportifs, le genou est soumis à des contraintes importantes :

  • charges répétées,
  • changements de direction fréquents,
  • impacts et sollicitations intenses.

Même avec une excellente condition physique, certains facteurs augmentent le risque de douleur fémoro-patellaire :

  • déséquilibres musculaires,
  • surcharge d’entraînement,
  • fatigue accumulée,
  • augmentation trop rapide de l’intensité ou du volume sportif.

Le syndrome fémoro-patellaire n’est donc pas lié à un manque de forme, mais à une mauvaise répartition des contraintes sur le genou.

Traitement du syndrome fémoro-patellaire : le rôle essentiel de la kinésithérapie

La kinésithérapie est le traitement de référence en cas de douleur fémoro-patellaire. Elle permet de traiter les causes plutôt que de masquer les symptômes.

Bilan kinésithérapique complet

Le kinésithérapeute évalue :

  • la posture globale,
  • la mobilité de la hanche, du genou et de la cheville,
  • la force et la coordination musculaire,
  • les gestes sportifs ou professionnels.
Rééducation personnalisée du genou

La prise en charge peut comprendre :

  • un renforcement musculaire ciblé (quadriceps, fessiers, muscles profonds),
  • un travail de contrôle du mouvement,
  • une amélioration de la mobilité articulaire,
  • une adaptation progressive des charges et des activités.
Éducation du patient et prévention des récidives

Le patient apprend à mieux comprendre sa douleur au genou, à adapter ses activités et à éviter les erreurs qui entretiennent le syndrome fémoro-patellaire.

Ce que l’on retient des sportifs de haut niveau

L’expérience des sportifs professionnels montre que :

  • continuer à forcer malgré la douleur aggrave les symptômes,
  • le repos seul n’est pas suffisant,
  • une rééducation active et progressive est indispensable.
Le syndrome fémoro-patellaire chez les non-sportifs

Cette pathologie touche également :

  • les personnes travaillant longtemps en position assise,
  • celles qui reprennent le sport trop rapidement,
  • les adolescents et les jeunes adultes.

Une prise en charge précoce permet le plus souvent de réduire la douleur, d’améliorer le confort au quotidien et de reprendre une activité physique en toute sécurité.

Pour conclure

Le syndrome fémoro-patellaire est une cause fréquente de douleur à l’avant du genou.
Il concerne aussi bien les sportifs que les personnes non sportives.

Une prise en charge en kinésithérapie permet d’agir sur les causes du problème, d’améliorer la fonction du genou et de limiter le risque de récidive.

En cas de douleur persistante au genou, consulter rapidement permet souvent d’éviter une évolution chronique.

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